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Malgré la mise en circulation des réserves stratégiques, les prix du pétrole brut s’envolent et le taux de change euro-dollar passe sous la barre des 1,15

Bien que les pays du G7 aient décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole, le prix du brut a augmenté. Cela s’explique par le fait que la baisse de l’approvisionnement en pétrole due au blocus du détroit est bien plus importante, et que la mise en circulation des réserves a en fin de compte mis en évidence l’ampleur réelle du problème. Le président Trump, tantôt déclarant qu’il envisage cette guerre par périodes de quatre semaines, tantôt affirmant que la fin est proche, fait osciller ses propos d’un extrême à l’autre presque quotidiennement, ce qui déstabilise les marchés.

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Il y a quelques jours à peine, il a également tenu des propos laissant entrevoir une longue durée du conflit. Il n’y a sans doute pas de stratégie à proprement parler ; il a simplement été habilement manipulé par Israël. Il a réagi à la hausse des prix de l’essence aux États-Unis. S’il continue ainsi, il risque de perdre les élections de mi-mandat. Le marché, estimant probable un retrait des forces américaines, a réagi en prenant des positions risquées. Dans ce contexte, l’euro-dollar a franchi le seuil psychologique important de 1,1500.
Depuis le début de l’année, la recherche de diversifications par rapport aux investissements en dollars s’est intensifiée, ce qui a permis au taux de change de dépasser temporairement 1,20 pour atteindre 1,2080.

Alors que l’on pouvait penser que 2026 serait une année marquée par la faiblesse du dollar, les attaques contre l’Iran ont commencé et la flambée des prix des matières premières a été interprétée comme favorable à l’économie américaine et défavorable à l’Europe, ce qui a permis au dollar de se redresser jusqu’à passer sous la barre des 1,1500. Quant à la suite des événements, seule l’Iran peut décider de la durée du blocus du détroit d’Ormuz, qui est au centre de l’attention, les États-Unis et Israël ayant complètement perdu le contrôle de la situation.
On aurait pu penser que la puissance militaire américaine permettrait de protéger les pays du Golfe, mais les installations pétrolières et les stations d’épuration sont facilement détruites. Les pétroliers dans le golfe sont également attaqués sans difficulté. L’initiative de la guerre est passée aux mains de l’Iran, et plus le blocus se prolonge, plus les prix du pétrole brut s’envolent. Dans ce cas, les États-Unis, premier producteur mondial de pétrole, se retrouvent dans une position relativement avantageuse et n’ont d’autre choix que de revenir sur leurs stratégies de diversification des investissements.

Si la flambée des prix des matières premières est le résultat d’un échec de la politique américaine, ce sont les États-Unis qui en profiteront, tandis que l’Europe et le Japon se retrouveront dans une situation difficile. Les prix des matières premières étant plus élevés qu’avant la guerre, le dollar australien devrait être privilégié par élimination. Un baril à 150 dollars est devenu une perspective réaliste. À moins d’un changement radical de politique de la Banque du Japon, la dépréciation du yen devrait se poursuivre.

Les actifs à risque vont rebondir. La situation ne semble pas près de se résoudre, et il convient d’examiner le potentiel de hausse du dollar face à l’euro et au yen. Faut-il acheter sur repli sur le dollar/yen et les paires de devises croisées avec le yen ? À moyen et long terme, le marché évoluera en tablant sur la fin de la guerre. Toutefois, la situation peut changer en un clin d’œil en fonction de l’évolution du conflit. Il convient également de surveiller de près les agissements de l’ayatollah Khamenei, qui vient d’accéder au poste de Guide suprême de l’Iran.