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Le montant des interventions du ministère japonais des Finances s’élève à 11 734,9 milliards de yens
Le montant des interventions réalisées entre le 28 avril et le 27 mai, annoncé vendredi dernier, s’élève à 11 734,9 milliards de yens.
Comme on s’attendait à un montant de l’ordre de 10 000 milliards de yens, cela ne semble pas particulièrement surprenant, mais il s’agit probablement de la limite supérieure des prévisions.
Cela donnera sans doute l’impression que l’effet des interventions reste faible, même en y consacrant des sommes considérables.
Le ministre des Finances Katayama et le secrétaire général du Cabinet Kihara se sont également exprimés sur le marché des changes pour la première fois depuis longtemps.
Le ministre des Finances Katayama a déclaré : « Si des mouvements spéculatifs se manifestent, nous prendrons des mesures fermes », mais cela semble quelque peu incongru.
En effet, on peut y voir une reconnaissance implicite du fait que l’on ne peut intervenir en l’absence de mouvements spéculatifs.
Jusqu’à présent, on considérait que l’on pouvait intervenir autant que l’on voulait, mais cela revient à reconnaître que l’intervention sur le marché des changes n’a pas de justification lorsque la volatilité est faible.
Le taux a frôlé les 159,65 yens, mais au-delà de ce seuil, la crainte d’une intervention est bien sûr forte.
Au final, le marché va-t-il s’installer dans une tendance à la stagnation, sans fluctuations importantes ?
La fourchette du dollar-yen ce week-end s’est établie entre 159,20 et 159,37. En d’autres termes, il n’y a eu qu’une variation de 17 sen. Cela ne se prête pas à commentaire.
La perspective d’un renforcement du yen devient peu à peu un rêve.
La situation est similaire pour les paires de devises croisées, comme l’euro-dollar.
L’Iran a lancé une attaque limitée contre des bases militaires américaines, et sous l’effet des achats de dollars en cas d’urgence, l’euro-dollar a chuté à 1,1587 et la livre sterling à environ 1,3370.
L’Iran semble avoir riposté aux attaques limitées menées jusqu’à présent par les États-Unis, et la ligne générale de paix semble toujours maintenue, mais les deux parties sont en phase de négociation car elles ne sont pas satisfaites du contenu de l’accord.
La principale question est de savoir comment vont évoluer les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran. Si les marchés ont déjà intégré la poursuite des négociations comme scénario principal, l’Iran émet parfois des réactions qui vont à l’encontre de cette perspective.
Le secrétaire d’État Rubio reconnaît que la rédaction du texte prendra du temps, mais tout dépendra de l’accord du Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei.
Les États-Unis font des concessions sans précédent à l’Iran, ce qui suscite des critiques de la part des faucons républicains, qui estiment que ces concessions vont trop loin ; les réactions aux États-Unis et en Israël sont donc également préoccupantes.
Si, après avoir fait autant de concessions, aucun accord n’est conclu, la suite sera-t-elle une intervention militaire ?
On peut s’attendre à ce que, sans qu’il y ait de combats à grande échelle, des affrontements militaires sporadiques se succèdent tandis que l’on cherche la voie de la paix.
Il ne reste plus qu’à attendre patiemment que l’occasion se présente.