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Ce que signifie l’acquisition d’Iveco par Tata.
30 juillet 2025 Tata Motors a annoncé son intention de lancer une offre publique d’achat (OPA) pour acquérir Iveco, un constructeur européen de véhicules utilitaires de taille moyenne.
Tata Motors détient une part de marché dominante en Inde, en particulier dans le domaine des véhicules utilitaires moyens et lourds, tandis qu’Iveco occupe une position forte dans le domaine des véhicules utilitaires moyens et lourds et des véhicules utilitaires légers (fourgonnettes) en Europe et en Amérique.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un sujet de discussion majeur au Japon, car il ne recoupe pas nécessairement le principal champ de bataille des constructeurs japonais de véhicules utilitaires, il est utile d’examiner ce que cette affaire signifie pour l’industrie automobile japonaise.
Les principaux marchés des constructeurs japonais de véhicules utilitaires sont le Japon et l’ANASE, de sorte que la concurrence directe de Tata + Iveco devrait être limitée et l’impact sur l’activité minime.
Un exemple de constructeur japonais concurrençant Tata dans le secteur des véhicules utilitaires est la camionnette polyvalente Eeco de Maruti Suzuki sur le marché indien.
Pour concurrencer l’Eeco, Tata propose la série Magic, mais sur la période avril-juin 2025, l’Eeco s’est vendu environ six fois plus d’unités que le Magic, démontrant ainsi son écrasante supériorité.
Toutefois, il est indéniable que Tata pourrait menacer la domination de l’Eeco s’il intègre la technologie des fourgonnettes d’Iveco et renforce l’attrait de son produit.
Toutefois, si la concurrence apparaît, elle sera probablement de portée limitée.
En outre, la possibilité que Tata utilise la technologie d’Iveco pour pénétrer le marché de l’ANASE a été discutée, mais le marché des véhicules utilitaires diffère fortement d’un pays à l’autre en termes d’environnement d’utilisation et d’applications, et un réseau de service après-vente et un savoir-faire pour soutenir les opérations des utilisateurs sont essentiels.
Il s’agit là de barrières élevées à l’entrée et la pénétration du marché en peu de temps ne sera pas facile.
La concurrence potentielle entre Tata+Iveco et les fabricants japonais devrait se limiter à quelques marchés africains à l’avenir.
D’autre part, les synergies résultant de la collaboration entre Tata et Iveco sont remarquables.
Le domaine du GNC et des autres véhicules au gaz est particulièrement prometteur : Iveco travaille sur des véhicules au GNC depuis la fin des années 1990 et Tata a accumulé de la technologie grâce à ses véhicules au GNC en Inde.
Si les deux entreprises combinent leurs technologies, un constructeur très compétitif, fort de ses atouts dans le domaine des véhicules au GNC, verra le jour.
Le gouvernement indien a fait de la réduction des importations de combustibles fossiles tels que le pétrole brut un défi national et encourage l’utilisation de carburants alternatifs afin de réduire son déficit commercial.
Bien qu’il puisse sembler que l’Inde importe la majeure partie de son gaz naturel, elle est en fait autosuffisante pour environ la moitié, et le gaz naturel s’inscrit dans le cadre de la réduction des importations de combustibles fossiles.
En outre, Suzuki et d’autres entreprises travaillent à la production locale de biogaz à partir de résidus tels que la bouse de vache.
Bien qu’ils soient concurrents en termes de ventes, si Tata+Iveco et Suzuki peuvent travailler ensemble pour populariser les véhicules au GNC, la vitesse de popularisation s’accélérera et apportera de grands avantages aux deux parties.
En outre, il existe au Japon un certain nombre de fabricants de composants liés aux moteurs à combustion interne, et l’expansion des véhicules au gaz est susceptible de créer de nouvelles opportunités commerciales.